Le Monsard

Sur le chemin de la grotte de Jocelyn, je vous propose la découverte d’un panorama magnifique sur le val lamartinien au sommet d’une colline abritant un camp retranché datant du néolithique. Ce site a été fréquenté par les celtes et les gallo-romains et on y trouve encore de nombreux vestiges archéologiques.
 
 
 
Au sommet du Monsard, un magnifique point de vue sur Bussières, Pierreclos, Milly-Lamartine, Berzé la Ville, ainsi que les roches de Vergisson et Solutré, s’offre au visiteur. Une table d’orientation de 180° a été construite en 1997 à une altitude de 406m. On y bénéficie d’un panorama à 360°.
 
L’éperon barré du Monsard est le plus représentatif des sites fortifiés pré et post-historiques connus dans la région mâconnaise. Classé Site NATURA 2000, ces milieux secs appelés pelouses calcicoles abritent des espèces florales et animales intéressantes (orchidées, papillons…)
 
  Un partenariat noué entre le Conservatoire d’espaces naturels de Saône-et-Loire et un éleveur d'ovins basé à Laizé, vise à faire paître tout l'été des moutons sur ces prairies, dans le but de les entretenir de façon écologique.
 
Ce site est également le terrain de jeu de nombreux parapentistes.
 
 

Géologie et Climat

 
Dans la région, au Secondaire (Mésozoïque), s'étendaient des mers chaudes, dont de nombreux vestiges fossiles sont facilement visibles. Le terroir bussiron se compose de calcaires, de grès divers, de marnes irisées caractérisant cette époque. Ces roches ont été recouvertes d’alluvions et de sable dans les vallées laissant les pierres sur le dessus. Le Monsard, la Roche de Solutré, ainsi que celle de Vergisson, sont issues de massifs coralliens fossilisés apparus il y a environ -160 millions d'années dans ces mers.
 
Au Tertiaire, l'est de la Bourgogne subit le contrecoup du soulèvement alpin : tandis que les Alpes s'élèvent, le bassin de la Saône s'effondre. Dans le même temps, des plateaux s'élèvent à l'ouest de cette plaine, puis basculent vers l'est.
 
Des terrains de nature différente ayant été mis côte à côte par ces mouvements, les différentes érosions font leur œuvre. Les profils des monts environnants s'arrondissent, tandis que se dégagent les falaises du Monsard, tout comme celles de Solutré et de Vergisson, côté ouest, qui contrastent avec les douces pentes de leur flanc est.
 
On estime que les premiers bussirons auraient investi les lieux il y a 18000 à 20000 ans avant notre ère.
 
Le camp retranché du Monsard date lui de la période de l’âge de fer avant l’arrivée des Gaulois. Il aurait servi aux gens du néolithique, puis fortifié par les Celtes avant d’être récupéré par les Romains.
 
Situé juste au-dessous de la zone de rupture climatique entre le nord et le sud, le mâconnais est soumis à un climat continental teinté d’influences méditerranéennes atténuées et de quelques influences atlantiques.
 
Ces phénomènes météorologiques, la coexistence de sols cristallins, calcaires et argilo – calcaires (la rapide disparition des eaux de pluie dans les nombreuses fissures rend le sol sec et aride), ainsi que l’altitude des reliefs sont autant de facteurs qui contribuent à la richesse du milieu, auxquels il ne faut pas oublier d’allier l’intervention de l’homme qui au fil des temps a profondément modifié le paysage et les milieux originels.
 
 
 
" Une richesse remarquable "
 
Les pelouses calcaires constituent un milieu propice à une multitude d’espèces. Un grand nombre de conditions sont réunies pour que des espèces végétales et animales remarquables et rares y prolifèrent : exposition, ouverture, microclimat... autant de facteurs qui expliquent leur présence.
 

La Flore

 
« L’Inule des montagnes », « la Coronille arbrisseau », « le Micrope droit » et une multitude d’orchidées sauvages... Mais le plus intéressant, ce sont les associations végétales. En effet, sur ces minuscules pastilles de verdures, des espèces inféodées aux milieux montagnard, méditerranéen ou océanique cohabitent.
 
Fétuque, carex, brôme dressé, hélianthème blanc, silène d’Italie (le plus exceptionnel si haut). Dans les éboulis : œillet des montagnes, seslérie bleue, sédum, saxifrage (association méditerranéenne et montagnarde)
 
         
 Ophrys Bourdon  Ophrys Araignée  Ophrys Mouche Orchis Pourpre  Œillet des Chartreux 
 

La Faune

 
La faune n’est pas en reste, et la combinaison faciès de falaises et milieux ras offre au Bruant ortolan, au Hibou petit duc, à l’Engoulevent d’Europe des zones de refuge idéales. Le Papillon flambé, la Mante religieuse et le Criquet méditerranéen sont également très courants à Solutré.
 
 
   
 Papillon flambé Mante religieuse 
  
 
" Des zones reconnues et protégées "
 
La richesse de cette diversité biologique, caractérisée par la présence d'espèces rares et d'associations végétales remarquables, est reconnue au niveau européen : les Roches de Solutré et Vergisson, le Mont de Pouilly, et en dehors du Grand Site, le Monsard (commune de Bussières) et le Bois de Fée (commune de Leynes), ont été proposés au réseau Natura 2000. En concertation avec les acteurs locaux, les objectifs de conservation de ce patrimoine et des mesures de gestion appropriées ont été définies.
 
La roche de Vergisson fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection du biotope, en date du 13 juin 1991. Les roches de Solutré, de Vergisson, le Mont de Pouilly (mais aussi, en dehors du périmètre Grand Site le Monsard à Bussières et le Mont de Leynes) sont inscrits à l'inventaire des ZNIEFF (Zones Naturelles d’intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) de type I, caractérisées par la présence d'espèces rares et d'associations végétales remarquables. Le périmètre de Natura 2000 s’est calqué sur celui des ZNIEFF.